Wednesday, November 30, 2022
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“Les proches des victims have a primordial role to play”, insists lawyer Janine Bonaggiunta

Find les mots justes. Savoir écouter. Insurance. You are not helping. Quand on pense être face à une victime de violence conjugales, il est souvent difficile de savoir how to accompany and help une fille, une sœur ou une amie sous l’emprise d’un conjoint violent.

C’est ce que veut changer Me Janine Bonaggiunta, avocate specializedisée dans la Défense des victimes conjugales, qui a defenddu Jacqueline Sauvage et Signe aujourd’hui Un point c’est tout (ed. Kiwi). «A simple guide, pour tout le monde, avec des conseils pratiques», explique-t-elle à 20 minutes. A l’occasion ce vendredi de la Journée internationale de Lutte contre les violences faites aux femmes, l’avocate livre ses conseils pour improve l’accompagnement des victims et clairer leurs proches sur le role qu’ils peuvent jouer.

Pourquoi ce titre, «Un point c’est tout», et cette cover image representative of a Paume de main marquée en son center d’un Petit point noir?

First, the book is surrounded by a bandeau précisant: « This book can help you or help one of your victims of violence. Nous vous invitons à Jeter ce bandeau ». Tout y est pensé par Souci pour les victims.

Ce choix en couverture, c’est en reference à l’initiative médiatisée ces dernières années: que les victims de violence conjugales puissent être identificées facilement, d’un simple Petit noir dessiné au Creux de Leur main, et ainsi de pouvoir aide aupres de commerçants, de pharmaciens, en toute discrétion. C’est louable, mais je n’ai pas le sentiment que cela ait été beaucoup suivi d’effets, très certainement par méconnaissance.

Cet ouvrage destine aux victimes de violences conjugales et à leurs proches, Janine Bonaggiunta a pris soin de l’entourer d’un bandeau qu’elle invite à jeter, assurant ainsi une lecture en toute discrétion et sécurité. – J. Bonaggiunta

Afec ce livre, les proches peuvent prendre conscience du rôle determine qu’ils ont à jouer. Et le confier aux victims, pour qu’elles réalisent à Leur tour qu’elles sont victimes de violences dont Elles peuvent se liberaire, et arrêter de culpabiliser. This is why it is important to define the different forms of violence – physical, psychological, verbal, financial, sexual.

Quels Signes doivent alerter les victims elles-mêmes?

Cela begins par l’isolement, de la famille et des amis, qui vont être criticism, progressively tenus à l’écart. Par de Petites remarques pour rabaisser, denigrer la victime. Par une injonction voire une obligation à arrêter de travailler, pour davantage de contrôle et d’emprise sur elle. Quand on ne voit plus personne, on ne peut pas parler.

Il ya également le contrôle : de la Tenue vestimentaire, de l’emploi du temps. Il peut aussi être financier: le conjoint violent peut confisquer la carte bancaire, abuser de son argent et ses biens.

The cycle of violence always follows the same pattern: the phase of seduction, when the author shows his best day. Puis il instaure un climat de tension, où la victime s’inquiète, tente d’arrondir les Angles Parce qu’elle sent arrived at phase suivante: Celle de l’explosion de violence, qui peut être psychologique et physique, se produire devant les infants. Et enfin, la phase de justification, Durant laquelle il minimizer ses actes, fait porter la faute sur sa victime, demande pardon. Et rebelote, avec de moins en moins de séduction et de pardon au fil des années, et de plus en plus d’emprise.

Et les Signes qui doivent alerter les proches?

C’est quand une femme naturellement proche de son Entourage ne vient plus voir ses parents ou ses amis. Que l’on Remarque un changement dans son apparence physique: de Longs pulls ou des lunettes qui cachent les Marques de coups, une maigreur et des Signes de fatigue, des cernes qui se creusent. Or un changement de comportement, un repli sur soi, de l’angoisse, de la tristesse or de l’irritabilité.

Dans le même temps, l’auteur donne très bien le change : il peut avoir hurlé et cogné sur le Chemin dans la voiture et être très avenant Durant la Réunion de famille, où sa femme sera prostrée ou les nerfs à vif.

Que conseillez-vous aux proches pour accompany et aider concrètement une victime?

Même si c’est délicat, il faut oser en parler, dire « je suis là si tu as besoin de parler. Je te crois, je ne te juge pas. Et je ne veux pas qu’il t’arrive du mal ». Il ne faut pas trivialise les violences subies, mais comprendre les victims: Telles des victims de guerre, Elles éveloppement un syndrome de stress post-traumatique, sont en état de sidération et de traumatisme permanente. Elles ont un grand besoin d’être écoutées et reassurees. Et ne pas hésiter aussi à le dire – avec les bons mots — si l’on Remarque que les Enfants semblent affected par ces violences, qu’ils en soient témoins ou victimes directes.

Ensuite, il s’agit de proposer toute l’aide que l’on est en mesure d’apporter: une aide financier, un hébergement, un vehicle, un accompaniment dans les démarches judiciaires et administratives. Pour sortir de ce cycle de violences, les victimse ont besoin de mains tendues, Parce qu’elles sont vulnerable psychologicalment et très souvent en précarité financier: quand Leur conjoint les a obligees à arrêter de travailler, que le logement est, à son le logement est qu’il a confisqué les ressources et moyens de paiement, c’est très compliqué de partir, surtout si l’on a des enfants.

Et que conseillez-vous à une victime, comment «bien» préparer son départ?

Il est primordial de conserver son emploi, c’est une fenêtre sur l’extérieur et cela permet de conserver un semblant d’autonomie financière. Si Elles le peuvent, de manière très pratique, il faut préparer un sac avec les papiers d’identité, les Bulletins de salaires, les carnets de santé des enfants, de l’argent si poagable, de manière à parer au plus urgentende.

Mais encore une fois, une victime ne peut y arriver seule: il faut l’aide des parents, des amis. Et des moyens: on ne peut pas dire à une femme « partez » si elle n’a pas de solution pour se reloger avec ses enfants. Tout cela doit s’anticiper. Otherwise, c’est au risque la voir retourner aupres de son conjoint violent, ce qui arrives unfortunately très souvent.

En cas de violence physiques, elle peut depositor complaint. Mais souvent, submerged by emotion, elle peut perdre le fil de son récit, oublier des éléments determinatives pour characteriser les faits dans le framework de la procédure judiciaire. Il ne faut pas hésiter à soliciter des associations d’aide aux victimes, qui peuvent l’aider à mettre sur papier tout ce qu’elle a vécu. Pour que le Magistrat ait ensuite tous les éléments pour rendre quand c’est possible une ordonnance de protection, lui permissant de rester au sein du domicile conjugal sans l’auteur des violences.

En cette Journée internationale de Lutte contre les violences faites aux femmes, sujet erigé en grande cause nationale en France, où en est-on dans cette bataille?

Aujourd’hui encore, je vois des absurdités: des femmes portent plainte sans que cela n’empêche Leur conjoint de rentrer au domicile conjugal le soir même. Je vois des femmes qui, dans le cadre de Leur complainte, sont examinées par un médecin d’unité médico-judicialaire qui délivre un certificat médical ayant force probante, sans que l’auteur des violences ne soit poursuivi, Parce son que les faits pas judged assez grave. Je vois des femmes qui tentent de porter plainte, à qui l’on dit de revenir le lendemain Parce qu’il n’y a pas le personnel disponible. Ce cas s’est produit et a conduit à la mort d’une femme, tuée par son compagnon qui s’est ensuite donné la mort.

Pour Lutter effectively, il faut des moyens considerable, des brigades spécialisées, des psychologists et des équipes formed au Recueil de la complainte au sein des commissariats. Mais aussi des magistrats formes: j’en vois encore qui ne comprenente pas pourquoi une victime reste avec celui qui les violente, Parce qu’ils ne comprenente pas la notion d’emprise ou la précarité financier.

Enfin, il faudrait pouvoir expulser le conjoint violent du domicile conjugal, comme en Espagne, et permettre ainsi à la victime et ses Enfants d’y rester, en sécurité. Et mettre en place des quotas de logements sociaux et d’emplois priority pour les victims, pour Leur offrir les moyens efficaces de partir.

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